Salon du Bourget : L’A400M ne fera pas de démonstration en vol

Pour sa première apparition au Salon aéronautique du Bourget, l’A400M, l’avion de transport militaire d’Airbus Military, ne devrait pas effectuer de démonstation en vol. La raison vient d’un problème sur l’un de ses quatre turbopropulseurs, lesquels avaient été mis en cause dans les retards et les surcoûts de ce programme européen.

Cette décision a été prise « à titre préventif et vu les conditions dans lesquelles » se font les démonstrations en vol, a expliqué un porte-parole d’Airbus Military. « Ce n’est pas un problème de sécurité mais les tests en vol sont très exigeants en ce moment », a pour sa part affirmé Domingo Urena-Raso, le responsable du constructeur.

« C’est une mesure de précaution, plus que de sécurité, car nous voulons éviter une autre panne qui bouleverserait notre programme d’essais en vol », a précisé Louis Gallois, le PDG d’EADS, maison mère d’Airbus. « Il s’agit d’un programme de métallurgie d’un pignon », a-t-il ajouté.

Situé dans le réducteur de vitesse, ce pignon inverse le sens de rotation de l’hélice, ce qui permet de réduire la vitesse au moment de l’atterrissage. A priori, ce problème n’aurait pas compromis les représentations en vol de l’A400M mais le constructeur veut éviter de prendre le risque de retarder à nouveau son programme d’essais.

Pour autant, Airbus Military a fait savoir que le problème rencontré est « en cours de résolution » et il ne devrait pas, a priori, retarder les premières livraisons, prévues au début de l’année 2013, voire même un peu plus tôt, comme l’avait indiqué Domingo Urena-Raso en mai dernier.

Aussi, l’avion en sera réduit au strict minimum, à savoir un passage avec la Patrouille de France au moment de l’inauguration du Salon. L’exemplaire de cet appareil, venu de Toulouse, sera cependant en exposition statique.

Par ailleurs, actuellement surnommé « Grizzly » par les équipages des essais en vol, l’A400M pourrait ne pas garder ce nom et se voir officiellement attribuer celui d’Atlas, à l’occasion, sans doute, du Royal Air International Tattoo 2011, organisé par la RAF en juillet prochain.

Ce serait ainsi un clin d’oeil au C-130 Hercules de Lockheed-Martin qui renvoit à la mythologie grecque et au jardin des Hespérides. Pour la faire courte, Heraclès porta sur ses épaules, pendant un temps, la charge du monde, avant de la restituer, par ruse, à Atlas.

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