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Le GIGN et les sapeurs pompiers de Paris ont participé à un important exercice antiterroriste

20 juin 2011 – 11:22

Un kamikaze s’est fait exploser à l’Ecole militaire après avoir dispersé du gaz sarin sur les auditeurs d’un colloque. Au même moment, un autre terroriste a attaqué les passagers d’un train, également avec un produit neurotoxique, avant de mettre à feu ses explosifs à la gare de Massy-Palaiseau et un troisième assaillant a fait sauter une bombe sale au centre d’essais des propulseurs de Saclay. Et à Beynes, dans les Yvelines, des prises d’otages ont eu lieu dans une usine pétrochimique et un laboratoire manipulant des matières dangeureuses. Le plan vigipirate a été porté au niveau écarlate.

Tel a été le scénario de l’exercice NRBC 11 qui, fortement inspiré des attentats de Bombay perpétrés en novembre 2008, a été organisé le 17 juin dernier en région parisienne, par le Secrétariat général de la défense et la sécurité nationale (SGDSN), en liaison avec le secrétariat général de la zone de défense et de sécurité de Paris.

De 1.200 à 1.300 policiers, pompiers, gendarmes, secouristes et militaires ont été mobilisés pour cette simulation de crise, qui a été supervisée depuis le Centre interministériel de crise, situé dans le bunker souterrain du ministère de l’Intérieur. Il s’est agi ainsi de vérifier les capacités des forces de l’ordre et des secours à intervenir dans un milieu contaminé. Les hôpitaux Lariboisière, Necker et Percy de Clamart ont également été sollicités, l’exercice ayant prévu, sur le papier, 6 morts et des centaines de victimes.

A Beynes, qui est en zone « gendarmerie », des éléments du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN), équipés en tenues de protection NRBC, sont intervenus à 15h00 sur le site pétrochimique, lors d’une action coordonnée avec la Force d’intervention de la police nationale (FIPN (Raide, GIPN, BAC de Paris) et, selon l’AFP, une unité d’élite de la police italienne, ce qui est prévu par une résolution européenne de 2008, laquelle autorise un Etat à faire appel à un autre en cas de grave crise.

« Quelques minutes plus tard, les terroristes ont été maîtrisés et les otages évacués » a fait savoir la Gendarmerie nationale, au sujet de cette simulation, qui a, selon elle, « permis de mettre en pratique les principes de coordination opérationnelle entre les unités d’intervention de la gendarmerie et de la police définis par de l’Unité de Coordination des Forces d’Intervention (UCOFI).

En outre, cet exercice a validé la capacité de la brigade des sapeurs pompiers de Paris de faire face à 4 attaques commises silmultanément ainsi que celle des hôpitaux franciliens à prendre en charge 500 victimes dans un délai relativement court. Les services de secours ont mis 10 minutes pour intervenir après le déclenchement de l’alerte.

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  1. 4 commentaires à “Le GIGN et les sapeurs pompiers de Paris ont participé à un important exercice antiterroriste”

  2. …Il aura fallu la guerre du golfe pour faire prendre conscience que « le Chimique » n’était pas un leurre !
    L’école NBC de Caen fut dégarnie en quelques heures de la plupart des « spécialistes »…
    Depuis le Sarin dans le Métro Japonais on prend enfin un peu plus au sérieux la menace!

    Par Wrecker on juin 20, 2011

  3. On a gagné ! Ona Ga Gné, Ona Ga Gné !!
    Qu’est-ce qu’on est fort !
    Les gentils sont les meilleurs et les méchants des nuls !
    Bravo encore !!!

    Par Clafoutis on juin 20, 2011

  4. Ce qui n’est pas dit dans votre article c’est que la BSPP c’est royalement raté sur l’exercice … je m’explique sur ce genre d’exercice la BSPP met en place des moyens incendie, NRBC et secours à victime.

    Sachant que la Brigade doit également faire face aux interventions du quotidien !

    Hors c’est bien là que sa a pêché, lors du déclenchement la BSPP c’est retrouver avec des secteurs entiers vide de tout engin ! Un comble pour exercice !

    Donc je ne pense pas que l’on puisse dire que tout c’est bien passé … Malheureusement !

    Par Bishop222 on juin 28, 2011

  5. Il à noter quelques imprécisions dans cette article. Tout d’abord, la FIPN est composée du RAID, des GIPN et de la BRI en formation BAC (Brigade anti-commando).
    De plus, la BSPP n’a pas prit en charge 4 événements mais un seul, celui de l’école militaire. Le site de Massy a été pris en charge par le SDIS 91, celui de Saclay par le SDIS 91, les FORMISC (formation militaire de la sécurité civile) et le SDIS 78 et le site de Beynes par le SDIS 78, pour la partie secours.
    Quand à la remarque sur la dégradation de la couverture opérationnelle de la BSPP, il s’avère qu’elle est inévitable, le temps que les colonnes de renfort, prévues dans ces cas là soient acheminées sur zone. Toutefois, cela ne doit pas amener à considérer qu’il s’agit d’un plantage mais plutôt d’un axe de progression à prendre en compte ;-) .

    Par rabbit 18 on août 18, 2011

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