La Royal Navy regrette ses capacités aéronavales

Les récentes coupes budgétaires – de l’ordre de 8 milliards d’euros – qui ont affecté le ministère britannique de la Défense (MoD) ne sont pas sans conséquences sur les capacités militaires du Royaume-Uni, au point que d’anciens responsables ont dénoncé la politique menée en matière de défense par David Cameron, l’hôte du 10 Downing Street.

Toutes les branches des forces armées britanniques sont touchées, mais plus particulièrement la Royal Air Force et la Royal Navy. Cette dernière a dû être contrainte de retirer du service son porte-aéronefs Ark Royal, actuellement mis aux enchères.

Et justement, le chef d’état-major de la Royal Navy, le First Seal Lord amiral Sir Mark Stanhope a fait comprendre à des parlementaires que cela a été une erreur, compte tenu de la participation du Royaume-Uni aux opérations militaires visant à faire respecter la résolution 1973 des Nations unies au régime du colonel Kadhafi. Aussi, il a assuré que le maitien de l’Ark Royal et des avions Harrier serait sa « priorité absolue » s’il était possible de revoir le plan stratégique du gouvernement.

La décision de renoncer temporairement aux capacités aéronavales de la Royal Navy, du moins jusqu’à la mise en service du premier des deux porte-avions actuellement en cours de construction, avait été fortement critiqué par des amiraux en retraite, qui y avaient vu une invitation faite à l’Argentine « d’infliger » au Royaume-Uni « une humiliation nationale comparable à la perte de Singapour », en évoquant les îles Falklands et l’une des plus cuisantes défaites de l’armée britannique lors de le Seconde Guerre Mondiale.

Par ailleurs, les effets des coupes budgétaires se font sentir au niveau des moyens opérationnels de la Royal Navy, au point que, selon son chef d’état-major, elle se trouverait « considérablement difficile » de maintenir le déploiement pour plus de 6 mois d’une frégate et d’un navire anti-mines au large de la Libye dans le cadre de l’opération Unified Protector de l’Otan sans avoir à remettre en cause « d’autres engagements permanents ».

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