La Force Licorne a porté secours à l’ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire

Ce qui devait être l’assaut final des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, pro-Ouattara) contre la résidence du président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir après sa défaite lors de la dernière élection présidentielle, a été finalement un échec. Les combats se sont en effet arrêtés au milieu de la journée du 6 avril.

D’après les Nations unies, Laurent Gbagbo, assiégé par les FRCI, continuerait de négocier sa reddition. « Les négociations continuent. L’ONU offre ses bons offices autant que possible » a indiqué Nick Birnbak, le porte-parole des opérations de maintien de la paix de l’organisation internationale.

Par ailleurs, la France a démenti la participation de la Force Licorne aux combats menés pour par les FRCI pour capturer Laurent Gbagbo. Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a rappelé que les militaires français ne peuvent être engagés qu’à « la demande des Nations unies ». « Nous n’obéissons à aucune force politique en Côte d’Ivoire » a-t-il précisé. « Le cas échéant, pour la protection des populations civiles, nous pouvons répondre à une réquisition des Nations unies. Point final » a-t-il encore déclaré.

Et c’est ce qui est arrivé quelques heures plus tard. En effet, dans la soirée, des militants armés pro-Gbagbo ont attaqué l’ambassade du Japon en Côte d’Ivoire, située à proximité de la résidence présidentielle. A la demande des Nations unies, la Force Licorne est intervenue pour exfiltrer l’ambassadeur japonais, Yoshifumi Okamura, qui s’était réfugié dans une pièce sécurisée du bâtiment avec 7 employés et agents de sécurité.

Un peu plus de deux jours après les frappes menées contre l’armement lourd des forces loyales à Laurent Gbagbo, les militaires français ont été contraints de faire usage de leurs armes au cours de l’exfiltration du diplomate japonais, en riposte à des tirs hostiles depuis la résidence présidentielle. Par ailleurs, des miliciens fidèles au président sortant avaient installé des armes lourdes sur les toits de l’ambassade du Japon.

Apparemment, des hélicopères français auraient effectué une dizaine de tirs. Au moins un blindé des forces pro-Gbagbo a été détruit dans la caserne de la Garde républicaine, voisine de la résidence du président sortant.

Quoi qu’il en soit, l’opération d’exfiltration de l’ambassadeur du Japon a été réussie. Le diplomate et ses collaborateurs ont été hélitreuillés puis emmenés sains et saufs au camp militaire français de Port-Bouët.

Le Japon a remercié la France pour cette intervention. « Grâce à l’armée française et des Nations unies, l’ambassadeur a été secouru avec 7 autres collaborateurs » a confirmé un porte-parole du ministère japonais des Affaires étrangères.

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