Deux Rafale Marine supplémentaires pour l’opération Harmattan

Depuis le 22 mars, le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle est engagé dans l’opération Harmattan, qui est le nom donné à la participation française à la campagne internationale en Libye visant à faire respecter la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Au départ, le groupe aérien embarqué à bord du Charles de Gaulle était composé par 8 Rafale Marine, 6 Super Etendard, 2 avions de guêt aérien Hawkeye et des hélicoptères chargés de mener des missions de récupération d’équipages éventuellement abattus en territoire libyen.

Après le retrait des avions de combat américains des opérations, passées depuis sous le commandement de l’Otan, deux Rafale Marine sont venus renforcer ce groupe aérien embarqué. De son côté, la Royal Air Force a déployé 4 Tornado GR4 supplémentaires.

Selon Mer et Marine, afin d’assurer la poursuite de l’entraînement des pilotes à Landivisiau, les deux appareils ont été remplacés par deux Rafale M venus de Saint-Dizier et d’un autre en provenance de Mont-de-Marsan.

Depuis qu’ils sont engagés dans l’opération Harmattan, les Rafale de la Marine nationale mène des missions de reconnaissance (avec leur pod Reco NG), de frappes (Scalp NG) et d’interdiction aérienne. Leur taux de disponibilité avoisine les 95%.

Comme l’a expliqué, le 5 avril, le général néerlandais Mark van Uhm, chargé des opérations au grand quartier général des forces allées en Europe (SHAPE), à Mons, en Belgique, le porte-avions Charles de Gaulle n’est pas placé « formellement » sous le commandement de l’Otan. En revanche, quand ses avions partent en mission pour effectuer des frappes, ils sont sous le « contrôle » de l’organisation atlantique.

Pour la journée du 6 avril, les avions de l’armée de l’Air et de la Marine nationale ont notamment visé deux sites de défense aérienne, l’un au sud de Zlitan, l’autre à une centaine de kilomètres de au sud de Syrte.

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