Soldats blessés en Afghanistan : les tirs fratricides confirmés

L’enquête n’a pas traîné. Une semaine après l’opération Hermes Burrow, au cours de laquelle deux soldats français ont été tués, le colonel Emmanuel Didier, le représentant de la France en Afghanistan (REPFRANCE) a rendu ses conclusions de l’enquête qu’il a menée pour éclaircir les conditions dans lesquelles trois soldats du 21e RIMa ont été blessés.

Ainsi, il est confirmé que les trois marsouins ont été effectivement touchés par « des tirs d’unités françaises » au début de l’opération. Lundi, le ministre de la Défense, Hervé Morin, avait indiqué à l’antenne de RMC que « la présomptions de tirs fratricides » était « assez forte » et avait précisé les militaires avaient été victimes « a priori, de tirs de VBCI (véhicule blindé de combat d’infanterie, ndlr) ».

« Le 23 août, les unités étaient engagées de nuit, au milieu d’une végétation dense en cette saison, dans une zone où la présence d’insurgés était avérée et om nos soldats avaient été pris sous leur feu moins d’une heure auparavant » explique un communiqué de l’Etat-major des armées. « Ces conditions délicates ont notamment favorisé un enchaînement d’incompréhensions entre les unités engagées sur le terrain qui a conduit à l’accident qui a fait trois blessés parmi les soldats français », poursuit le texte.

Quant aux trois militaires touchés par ces tirs, ils ont été admis dans un hôpital militaire parisien dans la nuit du 23 au 24 août. Deux sont encore hospitalisés. Le pronostic vital du marsouin le plus grièvement blessé n’est plus engagé mais son état demeure sérieux.

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