Patrice Bergamini nommé à la tête de l’agence de renseignement de l’UE
29 juillet 2010 – 10:21Conformément aux dispositions du Traité de Lisbonne, le Service européen d’action extérieure a été officiellement lancé le 26 juillet dernier. Cette nouvelle entité est dirigée par Catherine Ashton, la haute représentante de l’Union européenne aux Affaires étrangères.
Jusque-là placé sous l’autorité du secrétaire général du Conseil et haut représentant pour la Politique européenne de sécurité commune (PESC), le Centre de situation conjoint de l’Union européenne (SitCen) fait désormais partie de ce nouveau Service européen d’action extérieure et sera placé sous l’autorité de Patrice Bergamini, un diplomate français de 40 ans, spécialiste des questions de défense et de sécurité, qui remplacera ainsi le britannique William Shapcott, en place depuis la création de cet organisme dédié au renseignement, en 2001.
Près d’une centaine de personnes travaillent au SitCen. Pour la plupart, elles sont détachés de services de renseignement nationaux d’une vingtaine d’Etats membres de l’UE. Selon l’ONG Open Europe, dont l’action vise à obtenir plus de transparence sur les institutions européennes, ce service serait le début d’une « CIA européenne ».
Bien que très discret, le SitCen n’a pas vocation à concurrencer un jour la centrale de renseignement américaine. Sa mission n’est pas d’aller chercher des informations mais de réaliser des analyses et des synthèses à partir de données que consentent à lui transmettre les agences de renseignement des Etats membres ou recueillies en sources ouvertes (Internet, presse).
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2 commentaires à “Patrice Bergamini nommé à la tête de l’agence de renseignement de l’UE”
Bonjour !
C’est l’exemple même d’agence européenne, qui ne sert à pas grand chose, et dont la france devrait se retirer, pour récupérer les budgets et hommes pour nos services de renseignements nationaux.
Par tomate on juil 29, 2010
@ Tomate
Je comprends votre analyse néanmoins je pense qu’il faut faire le contraire :
1 seule centrale de renseignement européenne soutenues par des « branches » nationales.
Plutôt que d’avoir en moyenne 3 agences par pays, n’avoir qu’une seule entité pour le renseignement.
L’information vaut cher, et il faut soit ce donner les moyens de l’acquérir soit passé la main aux USA et leur louer l’accès aux informations qu’ils voudront bien nous donner de temps en temps. CF: Attaque du camp mali d’AQMI par les militaires Mauritaniens avec des éléments français, pour récupérer un otage français dans la zone « d’influence » française… Mais sur des infos US.
Bref, il est temps de mettre notre fierté nationale de côté et de parler d’égal à égal avec nos partenaires européens pour construire une véritable Europe de la défense.
Par Ce2de on juil 29, 2010