L’ADEFDROMIL réclame le bénéfice de la « campagne double » pour les militaires servant en Afghanistan

Au total, l’armée française a perdu 43 hommes depuis qu’elle est engagée en Afghanistan. Et pour l’Association de défense des droits des militaires (ADEFDROMIL), ce bilan « est l’un des plus élevés depuis l’attentat du Drakar à Beyrouth en 1983 qui avait coûté la vie à 58 militaires français ».

Aussi, l’association présidée par l’ancien capitaine Michel Bavoil a estimé, par voie de communiqué, que « de toute évidence, les opérations militaires conduites dans les régions de Kapisa et de Surobi pour prévenir les actes terroristes » présentent « le caractère d’opératons de guerre ».

A ce titre, l’ADEFDROMIL réclame pour les militaires engagés en Afghanistan l’octroi du « bénéfice de campagne double ». En clair, pour un soldat qui a été affecté pendant six mois sur ce théâtre d’opérations se verrait décompter six autres mois pour le calcul de sa retraite. Cette demande s’appuie sur les articles R14A et R19 du code des pensions civiles et militaires de retraite.

Toujours selon l’association, cette mesure « manifestement légitime » serait la marque de « la reconnaissance par la Nation des services éminents rendus par les militaires ayant risqué ou risquant au quotidien leur vie en Afghanistan ».

« Dans un passé récent, l’octroi de ce bénéfice de campagne a été accordé à ceux ayant servi en 1991 lors de la première guerre du Golfe, à la suite d’une décision du Conseil d’Etat » a fait valoir Michel Bavoil.

Seulement voilà, le ministre de la Défense, Hervé Morin, a contesté, à plusieurs reprises, que le mot « guerre » soit utilisé pour qualifier les opérations françaises en Aghanistan, ce que son homologue allemand n’a pourtant pas hésité à faire, en avril dernier, au sujet de celles menées par le Bundeswehr…

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