Afghanistan : L’Etat-major des armées admet la responsabilité française dans la mort de quatre civils

Le 6 avril dernier, des éléments de la Task Force La Fayette et du Kandak 32 de l’armée nationale afghane ont mené une opération afin de poursuive la construction de postes de combat avancés le long de l’axe Vermont, un route stratégique qui relie les provinces de Kapisa et de Surobi.

Seulement, au cours de cette mission les militaires français et afghans ont dû faire face à des accrochages « nourris », qui ont motivé un soutien d’artillerie et l’intervention d’hélicoptères pour founir un appui aux troupes engagées.

Au cours de ces combats, qui ont eu lieu à l’entrée de la vallée de Bedraou, cinq jeunes civils afghans ont été touchés. Parmi eux, un a été tué sur le coup et trois autres n’ont pas survécu à leurs blessures après leur prise en charge par les troupes françaises. Le dernier est toujours hospitalisé mais il est hors de danger.

Pour déterminer les circonstances exactes de cet incident, une enquête a été ordonnée. Et selon l’amiral Christophe Prazuck, le porte-parole de l’Etat-major des armées, les cinq civils afghans ont été atteints par des éclats d’un missile Milan. L’officier a expliqué qu’au moment du tir, qui visait un groupe de 7 insurgés, les victimes étaient cachées par des arbres. Ainsi, ces dernières n’ont pas été pu être repérées, d’autant plus qu’aucune activité civile n’avait été auparavant détectée.

« Il y a régulièrement dans la province de Kapisa des combats assez durs, dans une région où la population est assez dense, avec donc des règles d’ouverture de feu très strictes qui jusqu’à présent avaient permis d’éviter un incident malheureux » a expliqué l’amiral Prazuck.

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