Les bons résultats de Nexter

Après des temps difficiles liés à la fin de la production du char Leclerc, le groupe Nexter (ex-GIAT Industries) n’a pas été affecté par la crise économique : son chiffre d’affaires pour l’année 2009 s’élève à 887 millions d’euros, ce qui représente une progression de 53% par rapport à l’année précédente, pour un bénéfice net de 141 millions (+42%). Ce qui lui permet de verser à l’Etat un dividence de 32 millions d’euros.

Pour 2010, la situation du groupe public d’armement terrestre pourrait être encore meilleure, avec la prévision d’un chiffre d’affaires supérieure à 900 millions d’euros. Ces résultats s’expliquent en partie par les effets du plan de relance gouvernementale de relance de l’économie mais surtout par les livraisons des Véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI), qui remplacent progressivement les AMX10P dans les unités ainsi que des canons Caesar.

Ces bons chiffres sont la conséquence de la politique menée par le groupe depuis la fin de la production du char Leclerc. Désormais, Nexter s’appuie sur trois produits : le VBCI, le Caesar et l’Aravis, un véhicule blindé censé résister aux engins explosifs improvisés et qui a été commandé à 15 exemplaires par l’armée de Terre l’an passé.

Du coup, le carnet de commandes est plein, grâce notamment au marché français. En septembre dernier, 332 VBCI supplémentaires ont été commandés par le ministère de la Défense et Nexter a obtenu le contrat de maintenance des Leclerc de l’armée de Terre pour un milliard d’euros sur dix ans. « Nous produisons un VBCI tous les 2,5 jours et un Caesar par semaine » a confié Philippe Burtin, le patron du groupe d’armement terrestre.

Cela étant, Nexter reste encore dépendant du marché français et, par conséquent, il lui est primordial d’augmenter ses débouchés à l’étranger. Certes, il y a la perspective de remporter l’appel d’offres portant sur le VBMR, le remplaçant du VAB (véhicule de l’avant-blindé), qui entre dans le cadre du programme Scorpion. Mais pour l’instant, le groupe peut espérer imposer son VBCI au Moyen-Orient, en Espagne, au Canada ou encore en Grande-Bretagne. Quant au Caesar, il intéresserait des pays du Golfe, l’Inde et la Malaisie.

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