Le secrétaire général de l’Otan veut une défense antimissile et prône la dissuasion nucléaire
12 mars 2010 – 17:00Alors que cinq pays membres de l’Otan ont l’intention de demander le retrait des têtes nucléaires américaines du territoire européen, le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, a défendu le rôle dissuasif de ces armes.
« Je partage la grande vision d’un monde libéré des armes nucléaires mais, aussi longtemps que nous posséderons les armes nucléaires sur la terre et aussi longtemps que nous saurons qu’il y a des pays et des acteurs non étatiques qui aspirent à acquérir des capacités nucléaires, je pense que nous devrons intégrer le potentien nucléaire dans notre politique de dissuasion » a-t-il déclaré ce 12 mars, lors d’une conférence de presse. « Le potentiel nucléraire resterait à l’avenir une part importante d’une dissuasion crédible » a-t-il estimé.
Autre pillier de la dissuasion de l’Otan : une défense antimissile « efficace ». « Dans les années à venir, nous allons probablement faire face à un nombre beaucoup plus important de pays et peut-être même à quelques acteurs non étatiques armés de missiles de longue portée et de capacités nucléaires » a ainsi expliqué le secrétaire général de l’Alliance atlantique lors d’un discours prononcé à Varsovie.
« La dissuasion fonctionne contre des acteurs rationnels mais tous les acteurs auxquels nous aurons affaire à l’avenir ne seront pas rationnels » a-t-il poursuivi. D’où la nécessité, selon lui, d’une défense antimissile qui doit aller « de pair » avec la dissuasion.
Le système antimissile que défend Anders Fogh Rasmussen n’est autre que le bouclier américain, dont les éléments sont installés aux Etats-Unis, au Groenland, au Royaume-Uni et vraisemblablement, dans un proche avenir, en Roumanie et en Bulgarie.
Les implantations de missiles intercepteurs en Europe du Sud visent à protéger les pays de l’Otan d’une éventuelle menace iranienne. Ce que conteste la Russie, qui a exprimé de « sérieux doutes » à ce sujet, en février dernier, par la voie du porte-parole de son ministère des Affaires étrangères.
Tags: antimissile, bouclier, défense, Dissuasion, Otan, Rasmussen




2 commentaires à “Le secrétaire général de l’Otan veut une défense antimissile et prône la dissuasion nucléaire”
Et ce concept va, une nouvelle fois, buter contre l’exception française de la « réponse du faible au fort » avec sa conséquence de refus de protection du territoire national. (Pas de programme d’abris anti-nucléaire pour protéger la population. Pas de défense anti-missile)
Heureusement, certaines marines d’europe (Italie et Pays-Bas) ont des navires en mesure de recevoir le système antimissile balistique SM-3 mis en place par les américains.
La France, qui a pourtant des départements sur bien des océans, n’ayant malheureusement pas cette capacité et n’étant pas prête de l’avoir.
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=866
Par Gwydyon on mar 12, 2010