Un gendarme tire une balle « réelle » lors d’un exercice

Cette affaire n’est pas sans rappeler le drame de Carcassonne, en juin 2008, où un sergent du 3e Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine (RPIMa) avait tiré sur la foule avec des munitions réelles lors d’une démonstration publique.

Le 8 mars, des militaires du Groupe de pelotons d’intervention outre-mer de la Gendarmerie (GPIOM) de La Réunion doivent s’entraîner sur un avion civil appartenant à la compagnie Air Austral et devant s’envoler le soir-même à destination de Paris. Le but de cet exercice est alors de simuler la libération d’otages retenus par des terroristes.

Comme il se doit, l’entraînement se fait avec des munitions à blanc. Seulement, c’est une vraie balle qui est sortie du canon de l’arme d’un gendarme alors qu’il venait de monter rapidement sur la passerelle installée devant la porte avant droite du Boeing 777 prêté pour l’occasion. Bilan : un hublot de l’appareil brisé et un siège endommagé. Fort heureusement, l’avion était vide au moment des faits.

Plus de peur que de mal donc mais toujours est-il que le commandement de la gendarmerie de l’île a indiqué, par voie de communiqué, que « le procureur de la République de Saint-Denis avait décidé d’ouvrir une enquête pour déterminer les circonstances des faits ».

Le militaire en cause a été entendu par ses collègues de la section de recherches et la gendarmerie devra rembourser les frais engendrés par cet incident. « Toutes les conclusions seront tirées et des sanctions vont être prises déjà sur un plan administratif » a-t-elle d’ores et déjà prévenu.

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