Les insurgés irakiens ont piraté des drones américains
17 décembre 2009 – 22:42Comment pirater des images prises par un drone américain de type Predator? A première vue, cela semble compliqué. Eh bien des insurgés chiites en Irak, accusés d’être soutenus par l’Iran, ont semble-t-il trouvé la solution. Et apparemment, ils ne seraient pas les seuls.
En effet, selon le Wall Street Journal, il est possible d’intercepter des images transmises par un drone en utilisant des logiciels qui permettent de pirater les émissions télévisées par satellite, comme le programme SkyGrabber que l’on peut télécharger sur Internet pour la modique somme de 26 dollars. L’armée américaine s’en est aperçue en juillet dernier, en consultant les informations contenues dans le disque dur d’un ordinateur portable appartenant à un insurgé chiite. C’est ainsi que des fichiers vidéo provenant de drones ont été découverts.
Les groupes rebelles qui utilisent cette faille, dont le mode opératoire a sans doute été fourni par les Iraniens, d’après les services de renseignement, sont ainsi en mesure de connaître les zones surveillées par les militaires américains et de se préparer à uune éventuelle attaque.
Les interceptions des informations transmises par les drones sont, semble-t-il plus fréquentes en Irak mais des cas semblables auraient également été signalés en Aghanistan. Cela prouve encore une fois que les outils les plus technologiquement avancés et coûteux – un drone coûte 4,5 millions de dollars – peuvent être rendus vulnérables par des moyens très modestes et avec un peu d’astuce.
Il faut dire que cette faille était connue dès les années 1990 et l’utilisation des drones américains en Bosnie. Mais le Pentagone avait considéré jusque là qu’il était impossible de pirater les informations transmises par ces engins sans pilote et que, partant de là , il était inutile de les crypter.
Or, désormais, il apparaît que le cryptage des informations communiquées par les drones s’impose. Et si l’on va plus loin, il serait même peut être utile d’imaginer des systèmes visant à empêcher la prise de contrôle d’un de ces engins sans pilote. Pour l’instant, aucune preuve d’une telle manipulation n’a été trouvée. Mais cela ne veut pas dire qu’elle soit impossible…
Tags: drone, Irak, piratage, Predator, Renseignement, Technologie




13 commentaires à “Les insurgés irakiens ont piraté des drones américains”
Il est comique de noter que de tels scénarios de détournement de drones Predator sont déjà apparus dans la série NCIS-Los Angeles il y a moins de trois mois (allant là jusqu’à la possibilité de tirer un missile Hellfire par des forces hostiles), la fiction s’inspirant une fois de plus de la réalité…
Par Bryaxis on déc 18, 2009
Il faut vraiment être con pour concevoir un tel système complexe sans penser à crypter ses données. Franchement…
Cela démontre à quel point certains chefs de haut niveau sont incultes à l’égard des nouvelles technologies. Cela fait peur.
Que dire de la défense française qui fait tourner windows sur tous ses postes sans disposer des codes sources !!!
Oui, il faut vraiment être CON ! Et nous le sommes !!!
Par Rumi on déc 18, 2009
Ne nous emballons pas, Bryaxis, il ne s’agit pour l’instant, sauf erreur de ma part, « que » de piratage d’images vidéo et non de détournement de drone. Ce n’est pas tout à fait la même chose…
Par Jean-Jacques Cécile on déc 18, 2009
En français les mots « crypter » ou « cryptage » n’existent pas, ce sont des faux amis.
Il faut dire chiffrer ou chiffrement. Cela a une bonne raison étymologique expliqué ici : http://www.artiflo.net/2009/05/ne-me-parlez-plus-de-cryptage/
Par artiflo on déc 19, 2009
Alors jugeons mon propos par rapport au fond plutôt qu’à sa forme.
Le principal étant que vous ayez compris le sens de ce que je voulais dire.
Et effectivement, l’Académie française dit qu’il faut bannir ce terme.
Par Rumi on déc 19, 2009
Effectivement, seule l’Académie française bannit le verbe « crypter »…
Mais tous les autres dictionnaires l’admettent.
Pour le Petit Larousse, : « crypter : réaliser le cryptage de quelque chose ». Et, bien sur, on y trouve la définition de « cryptage ».
Ne pinaillons pas trop. En ne s’attachant qu’aux mots acceptés par le dictionnaire de l’Académie nous ne pourrions pas utiliser le vocable « taliban », qui n’y figure pas !!
Par pacha75005 on déc 19, 2009
Pour compléter mon précédent message, je précise que le Larousse accepte, lui, « taliban » et le définit comme suit :
« taliban : nom masculin
(pluriel de l’arabe tÌ£alib, étudiant)
Étudiant en théologie islamique. »
Par pacha75005 on déc 19, 2009
Bonjour Pacha,
vous admettez donc que si Taliban et le pluriel de Taleb, contrairement à ce que j’ai pu lire ici et là , on ne met pas de « s » à la fin ?
Et merci pour le terme de « cryptage ».
Effectivement, ce n’est qu’un débat sur la forme. Mais je prends note de la remarque d’Artiflo qui me semble néanmoins pertinente.
Bien à vous tous.
Par Rumi on déc 19, 2009
Oui, Rumi, « taliban » étant le pluriel de taleb, je l’écris toujours sans « s »… Il se peut néanmoins qu’une fois ou deux j’ai pu l’écrire avec un « s », mais dans ce cas ce fut par inadvertance, par étourderie.
Bien à vous.
Par pacha75005 on déc 19, 2009
Faut pas nous prendre pour des pommes…
Je ne suis pas militaire mais ça ne m’empêche pas de penser: intox-contre-intox…
Si l’info apparait dans les médias c’est qu’on se fout de nous: les infos transmises par les drones et piratées c’est évidement des infos choisies pour laisser croire à celui d’en face qu’il peut vous pirater…
Quand aux armées et administrations qui utilisent windows, là il faut vraiment être con!
Il y a longtemps que les Allemands sont sur Linux
Par bobi on déc 21, 2009
Merci Pacha.
Bonsoir Bobi…
« Quand aux armées et administrations qui utilisent windows, là il faut vraiment être con! ».
Et pourtant…
Les Chinois ont fait le tour de force d’avoir leur propre système d’exploitation ! Inviolable pour l’heure puisque le langage de programmation nous est inconnu. C’est donc biiiiiiiien au-dessus de LINUX. Même si Linux présente l’immense avantage d’avoir une architecture simple, très stable et sans toutes les failles de Windows. Mais rassurez-vous : ils y en a qui « réfléchissent » pour nous…
Par Rumi on déc 21, 2009