Besancenot envisage de porter plainte contre la gendarmerie

16 décembre 2009 – 22:10

Le porte-parole du NPA, et facteur à ses moments perdus, Olivier Besancenot, est contre la réforme de la Poste. Et il est tellement contre qu’il a voulu imiter les militants de Greenpeace qui avaient réussi à pénétrer à l’intérieur de l’Hémicycle de l’Assemblée nationale.

Avec ses amis de Sud PTT, l’admirateur de trotski a donc essayé, le 15 décembre, de franchir les grilles du Palais Bourbon, sans doute pour affirmer de plus près aux députés son opposition au changement de statut de son employeur.

Sauf que, une fois de l’autre côté de la grille, Olivier Besancenot a été arrêté par les gendarmes en charge de la sécurité des lieux avant d’être finalement relâché. Seulement voilà, pour le zélé facteur, l’intervention de la maréchaussée aurait été relativement violente.

« Plusieurs personnes ont été interpellées, mais trois, dont moi, avons été emmenées dans des locaux, à l’intérieure de l’Assemblée par des gendarmes qui nous ont pris de manière musclée » a-t-il affirmé à l’Agence France Presse.

« Des gendarmes nous ont emmenés avec une clé de bras, en prenant la moitié d’un bras et en remontant très très fort, il y en avait un qui était particulièrement zélé avec moi » a précisé Olivier Besancenot. C’est à ce moment-là qu’il aurait ressenti une douleur à un doigt. « Malgré le fait que j’avais mal, (le gendarme) m’a descendu avec la clé de bras au sous-sol », a-t-il continué. Puis « un gradé est descendu et l’a appelé à la retenue » a-t-il encore ajouté.

Bilan de l’opération : le porte-parole du NPA a été hospitalisé pour une fracture à un doigt nécessitant un arrêt de travail de 45 jours. « C’est beaucoup. On se pose sérieusement la question de porter plainte pour violence au moment de l’interpellation » a-t-il déclaré. En appeler à la justice quand on a voulu défier la loi est quand même le comble du comble…

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  1. 7 commentaires à “Besancenot envisage de porter plainte contre la gendarmerie”

  2. « En appeler à la justice quand on a voulu défier la loi est quand même le comble du comble… »
    Ce n’est pas parce que quelqu’un comment une infraction que ça en autorise d’autres à en commettre une aussi en usant de la force de façon disproportionnée.

    Par Laurent on déc 16, 2009

  3. « De façon dispropotionnée » est un terme très relatif…
    si M.Besancenot s’est débattu, a tenté de résister lorsque les gendarmes sont arrivés, la clef de bras paraît normale. Les gendarmes sont rarement des judokas, et « maîtriser quelqu’un rapidement mais sans lui faire mal » ne fait probablement pas partie des grands axes de leur formation.
    Ca devrait être le cas, je te l’accorde.
    Et ce d’autant plus que le « zèle » du gendarme n’était pas nécessaire.
    Mais de la a porter plainte pour violence, ca fait beaucoup…
    En extrapolant, combien de scènes de « petites violences » de la vie quotidienne pourraient être sources de plaintes?
    réponse : énormément.

    Par enzo on déc 17, 2009

  4. Voilà une action qui va alimenter les commentaires. Oui, monsieur Besancenot n’est pas au-dessus des lois et s’il a été amener avec vigueur c’est que le monsieur n’a pas dû obtempérer avec sagesse aux invectives des gendarmes. J’espère que la justice, pour une fois, sera du côté de l’ordre public et non du politique qui use est abuse de ses prérogatives, c’est bien connu.
    Il est presque certain qu’après l’affaire greenpeace au palais Bourbon, les ordres ont été musclés afin d’éviter et de dissuader d’autres illuminés. On ne gagne pas à tous les coups et c’est heureux. La démocratie passe aussi par le respect des lois, ce que de nombreux citoyens ont oublié aujourd’hui, a commencé par certains élus de la République qui devraient montrer l’exemple en toutes circonstances. Faites ce que je dis pas ce que je fais…Cela fait parti, entre autre, du mal profond de notre société.

    Par Albuhéra on déc 17, 2009

  5. ha! ha! ha! mort de rire, pauvre petit chou venu chercher la merde.
    45 jours d’arrêts de travail pour un doigt? Le peuple jugera en son âme et conscience où passe l’argent de la sécurité sociale. Les ouvriers jugeront aussi, eux qui vont travailler en étant souffrants pour ne pas perdre d’argent à la fin du mois. Après les personnes s’étonneront que les administrations en prennent plein la figure; 45 jours aux frais de la princesse avouez qu’il y a de quoi être furieux devant autant d’injustice.
    D’ailleurs si celle-ci lui donne raison, j’espère que nous serons très nombreux à être derrière ce gendarme qui a très bien fait son travail et que nous obligerons l’anarcho à rembourser la sécu. Dans ce genre d’entreprise on ne peu pas être gagnant et il faut que cela ce sache. Personnellement je n’aurai pas eu le moindre problème car très cavalier, j’aurai dit  » j’ai voulu jouer, j’ai perdu, je ferme ma gueule ». En fait Môssieur, pour ne pas perdre la face devant cet échec, cherche à s’en prendre aux forces de l’ordre. C’est petit. N’oublions pas qu’en d’autres lieux il serait bon pour la Sibérie l’Olivier, cocasse
    non?

    Par Mido on déc 17, 2009

  6. Tactiquement, c’était stupide de refaire le même coup que Greenpeace. Les gendarmes pourront plaider que M.Besancenot les prends pour des imbéciles. Manifestement cela dépasse le leader rouge que des militaires puissent retenir des leçons d’incidents passés !

    45 jours pour un doigt cassé… Je suis privé de rugby depuis 6 mois à cause d’un genoux au cartilage abîmé et j’en fait pas toute une histoire… Je propose de contrôler le medecin qui a fait cette « attestation ». Soyons sérieux, le postier le plus célèbre de France bosse rarement à la poste. La preuve !

    Par Thibault Lam001 on déc 17, 2009

  7. @enzo : « si M.Besancenot s’est débattu, a tenté de résister lorsque les gendarmes sont arrivés, la clef de bras paraît normale. »

    Tout à fait, la clé de bras est appropriée et vu le gabarit de besancenot je ne pense pas qu’il ait pu opposer une très grosse résistance une fois maîtrisé de cette façon.
    Mais cela soulève une autre question : pourquoi a-t’il eu le doigt cassé ? Une clé de bras ne cause pas de fracture du doigt. Il serait intéressant d’entendre les explications du gendarme en question et de pouvoir déterminer les responsabilités. Besancenot a très bien pu se casser le doigt en tombant, ou alors un gendarme a pu le faire sans s’en rendre compte dans le feu de l’action, ou encore cela a pu être fait volontairement. Dans tous les cas les gendarmes sont là pour maintenir l’ordre, pas pour faire leur loi et s’il ne s’agit pas d’un accident cela doit être sanctionné. Si c’est accidentel il n’y a rien à dire.

    Pour ce qui concerne les 45 jours d’arrêt, c’est un autre sujet, et là c’est surtout la responsabilité du médecin qui est engagée. Les durées devraient certainement être régies par des règles un peu plus strictes.

    Par Jio on déc 17, 2009

  8. au passage, une petite blague de circonstance :

    Un fonctionnaire avec un doigt cassé entre dans un bar pour déposer le courrier du jour. Au fond du bar, il aperçoit une lueur rouge qui émane de derrière un paravent. Étonné, il demande au barman:
    - Qu’est-ce que c’est que cette lumière rouge et ces paravents au fond du bar?
    Le barman lui répond:
    - C’est un ami à moi qui travaille là-bas; c’est un guérisseur. Il fait partir des maladies pour lesquelles la médecine traditionnelle est impuissante!
    - Oh… Eh bien tu lui paieras un verre de ma part!, répond le postier.

    Là-dessus, un maçon entre en boitant dans le bar car il a une ‘patte folle’. Lui aussi demande:
    - Que se passe-t-il ici?
    Le barman lui répond:
    - C’est un guérisseur qui officie là-bas derrière. Il guérit même ce qui ne se guérit pas!
    Le maçon dit au barman de lui payer une chope de bière sur son, compte.

    Un peu plus tard, un routier entre dans le bar en ‘marchant sur des oeufs’; comme tout le monde le regarde interrogatif, il explique que ses hémorroïdes lui mettent les fesses en feu, puis il demande ce qui se passe au fond du bar.
    Le barman lui explique ce qui se passe. Alors le routier lui dit:
    - Mets-lui une bière sur mon compte alors.

    Un quart d’heure plus tard, le guérisseur s’apprête à quitter le bar. Il passe près du maçon et dit:
    - Je te remercie pour la bière. Je vois que tu as une jambe qui ne va pas très fort… et il applique ses mains sur la jambe du gars. Une minute plus tard, le maçon est en train se sauter à pieds joints et de courir partout dans le bar sans boiter! Incroyable!

    Juste après, le guérisseur passe près du chauffeur routier. Il applique ses mains sur les hanches du routier… et en quelques secondes, le feu qui lui brûlait le derrière s’éteint!

    Finalement, le guérisseur arrive au niveau du fonctionnaire qui s’enfuit en courant et sort du bar comme un coureur de 100 mètres.
    Le guérisseur lui crie:
    - Qu’est-ce qu’il y a mon gars? Reviens, je peux guérir n’importe lequel de tes maux!
    - « Justement! C’est pour ça que je me casse! », braille le fonctionnaire, « Moi je veux être invalide à 100 %! »

    Par Jio on déc 17, 2009

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