Trois nouvelles commandes pour la Marine nationale
20 novembre 2009 – 17:56Dans le cadre du plan gouvernemental de relance de l’économie, la Direction général de l’armement (DGA) a passé trois nouvelles commandes au profit de la Marine nationale, pour un montant total de 7,6 millions d’euros.
Ainsi, à la fin de l’année 2010, la compagnie de marins pompiers de Toulon devrait recevoir une nouvelle barge incendie de rade. Ce bâtiment, doté de motopompes capables d’envoyer de 1.200 m3 d’eau par heure à une pression de 14 bars, permettra ainsi l’intervention des secours en cas d’un important incendie dans les dépôts d’hydocarbures de la base navale de Toulon. Cette commande, qui concerne une quarantaine d’emplois, a été passée après de la PME Socarenam, située à Boulogne-sur-Mer.
Le second contrat, notifié le 5 novembre dernier, porte sur l’achat de dix embarcations d’instruction à la manoeuvre, destinées aux écoles de la Marine nationale. Les livraisons commenceront à partir de l’été 2010 et s’étaleront pendant un an. Cette commande , passée auprès de MSI SAS, à Cherbourg (50), permettra à cette PME dont l’activité a été ralentie depuis le début de la crise économique, de conserver les emplois de 8 ouvriers, ainsi que ceux du personnel de son bureau d’étude.
Enfin, la troisième entreprise à bénéficier d’une prise de commande est la Sobec, située à Brest. Elle devra livrer deux bâtiments d’instruction qui serviront à former les élèves officiers de l’Ecole navale à la manoeuvre d’une frégate. Là encore, ce contrat maintient 8 emplois directs pendant au moins 19 mois.
Photo : Bâtiment d’instruction à la manoeuvre
Tags: commande, DGA, Marine Nationale, plan, relance




3 commentaires à “Trois nouvelles commandes pour la Marine nationale”
Même si ce n’est pas encore la panacée, tout cela va dans le bon sens car cela apporte un plus à la marine et du travail à nos entreprises. C’est de l’investissement qui n’est pas à fond perdu. Je remarque au passage que les dissolutions de nos bases aériennes, régiments, et bases navales ont cette fois ci contribué au réinvestissement dans la modernisation des matériels, contrairement aux dissolutions passées. Cela a pour conséquences directes de ne pas faire de nos armées une banqueroute comme en Belgique, au Royame Uni, voir l’Allemagne ou leur défense est en déliquescence. Personnellement j’ai tiré sur l’ambulance à boulets rouges, mais je m’aperçois que j’ai fait fausse route. Il faut dire aussi que par le passé, les politiques nous ont nourri de promesses non tenues. Enfin, soyons cocardier pour une fois, en plus nous avons une dissuasion parfaitement autonome ce qui n’est pas le cas du Royaume Uni.
Par Albuhéra on nov 21, 2009
Oui il faut reconnaître que les engagements de ce gouvernement semble se tenir. Réinvestissement des économies dégagés dans la défense. Cependant, il faut avouer que ce qui nous protège du marasme anglais est une meilleur réussite industrielle (sérieux des programmes), des ambitions matériels plus modeste (ce qui n’a pas été un mal) et les « dividendes de la paix ». Ces derniers qui n’ont pas donné lieu à débat ont eu le seul mérite de commencer le changement de format (plus tôt que chez les anglais) post-guerre froide à ajourd’hui. Changement de format, je n’ai pas dit « maîtrise des coûts économiques, sociaux et culturels induit par un nouveaux format d’armée ». Le résultat semble avoir été une prise de conscience que le volume matériel baisserait quoiqu’il arrive. Et donc une prise de conscience des changements institutionnelles et de l’impératif des coopérations inter-européen.
L’Allemagne un cas un peu part j’oserai dire. D’une part parce que le « pacifisme allemand » aurait comme effet pervers de poser la question de l’utilité militaire allemande (cela se voit en Suisse). D’autre part, les politiques allemandes semblent souhaité voir sauter les caveats qui empêchent leur troupe d’intervenir pleinement dans les conflits. C’est un lent changement de culture (bien compréhensible). Mais nécessaire, le conflit afghan a montré les limites.
La Belgique c’est le cas inverse la France. Ils ont comme nous changer leur format de défense. Mais à chaque réforme, c’était une diminution d’ensemble des capacités. Vu la « logique » des choses, dans même pas 20 ans il n’y plus d’armée belge, seulement une gendarmerie (avec de gros VBRG c’est vrai). Peut être que la raison de ce marasme là est ailleurs. L’armée est un symbole de l’unité nationale (discours du moment). Et si, c’était une chose à abattre dans la guerre larvé que mène les flamands ?
» Enfin, soyons cocardier pour une fois, en plus nous avons une dissuasion parfaitement autonome ce qui n’est pas le cas du Royaume Uni. »
Cocorico. De plus, nous nous retrouvons dans la situation assez rare de disposer actuellement de 5 SNLE. Les 4 SNLE NG. Et le dernier SNLE classe Le Redoutable qui (a priori) est toujours en service pour quelques mois.
Par Thibault Lam001 on nov 21, 2009
Toutes nouvelles commandes de navires par la Marine Nationale, engendre à l’évidence une garantie d’emplois pour les chantiers navals. Actuellement, ceux de Saint-Nazaire et de l’arsenal de Brest souffrent en raison du manque de commandes. La Marine a besoin de remplacer de nombreux navires atteints par la limite d’âge, il est donc opportun de favoriser , et d’anticiper, la contruction des frégates qui sont l’épine dorsale de la marine, et surtout de décider la construction du 2ème porte-avions qui donnerait du travail pour plusieurs années à des centaines de milliers d’ouvriers et cadres sur tous les sites des industries de l’ouest.
Par roussel on déc 22, 2009