1914-1918 : La charge du sous-lieutenant Verny
10 novembre 2009 – 23:25Pour le 91e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, France 2 va aborder une nouvelle fois le thème des « fusillés » pour l’exemple, en diffusant un téléfilm intitulé « Blanche Maupas », avec Romane Bohringer dans le rôle principal. C’est un sujet devenu récurrent depuis l’année où Lionel Jospin, alors Premier ministre, avait évoqué la réhabilitation des mutins du Chemin des Dames.
La citation qui suit ne plaira sans doute pas à tout le monde car elle a été écrite par un personnage sulfureux sur le plan politique puisqu’il s’agit d’Alexandre Sanguinetti, le frère de l’amiral. Mais que l’on soit d’accord ou pas avec les positions d’un individu ne change rien à l’affaire quand il prétend que le ciel est bleu. « Le guerrier ne fait que porter l’épée pour le compte des autres. C’est un seigneur puisqu’il accepte encore de mourir pour des fautes qui ne sont pas les siennes en portant le poids du péché et de l’honneur des autres » a-t-il ainsi écrit.
L’histoire du sous-lieutenant Verny, officier du 20e Régiment de Dragons au 10 août 1914, est celle d’un seigneur. Le général René Chambe, qui l’a côtoyé, dira de lui que c’était un chevalier. En tout les cas, de par sa conduite, il aura montré que l’on peut faire la guerre sans haïr férocement l’adversaire qui, comme lui, n’a fait « que porter l’épée pour le compte des autres ».
Mais laissons le général Chambe raconter l’histoire du sous-lieutenant Verny (*) :
« Le 10 août, le sous-lieutenant Verny, du 1er escadron, frais émoulu de Saint-Cyr ( il avait rejoint le 20e le jour même de la mobilisation ) était en reconnaissance sur la frontière, aux abords de la forêt de Parroy.
Il avait emmené avec lui une douzaine de ses cavaliers, dont le maréchal des logis Dartigues.
Comme il suivait la lisière de la forêt, son éclaireur de terrain était revenu sur lui au galop, haletant, l’avertir qu’un parti de cavalerie ennemi venait au pas à sa rencontre, sans se douter de rien. Un repli de terrain ne permettait ni aux uns ni aux autres d’encore s’apercevoir. Verny, ayant alors commandé « Lance-main ! En bataille « , avait, lui-même, mis le sabre à la main et fait prendre le trot.
Quand les chevau-légers bavarois avaient enfin découvert les dragons français, deux cent mètres encore les séparaient. L’officier allemand, surpris, avait tout d’abord eu le réflexe de faire demi-tour avec ses cavaliers . Mais il s’était aussitôt ressaisi et avait décidé de faire tête. Il avait ramené ses hommes, eux aussi rangés en bataille, au galop face aux Français. Les dragons avaient pris à ce moment le galop de charge,Verny seul à deux longueurs en avant. Lanciers contre lanciers, le choc ne pouvait qu’être terrible. Il le fut en effet. Hommes et chevaux, culbutés, avaient tous roulé sur le sol.
Verny était indemne. Couché sur l’encolure, la pointe du sabre en avant, il avait évité de justesse celle de l’officier allemand dont il avait transpercé la poitrine. Pas un dragon n’avait été touché. A l’inverse, les chevau-légers avaient eu plusieurs tués, d’autres blessés. Tout le détachement ennemi avait été mis hors de combat et fait prisonnier, hommes, chevaux et armement. Un tel succès était le bénéfice de l’instruction française pour l’emploi des armes. Nos cavaliers étaient entrainés à se tenir tassés derrière la tête du cheval, tenant à droite la lance basse, trés basse et bien horizontale, à hauteur de la ceinture de l’adversaire. Et surtout pas la pointe en oblique en l’air ! Nous l’avions tant de fois répété, ressassé, démontré !
J’ai entendu, plusieurs heures après le combat, le colonel interroger un dragon, considéré comme le héros de la rencontre. A lui seul, il avait tué trois chevau-légers. Le premier à la lance, au moment du choc. Précipité à terre comme tout le monde, il s’était relevé et avait entendu le maréchal des logis Dartigues appeler à l’aide, en train de lutter corps à corps avec un cavalier allemand et en grand danger d’avoir le dessous. Alors, décrochant sa carabine à la grenadière, tout approvisionnée, il avait, à bout portant, fait sauter le crâne de l’adversaire de Dartigues. Et de deux. A ce moment, le seul chevau-léger rescapé, ayant réussi à sauter sur un cheval et allant s’enfuir au galop, il l’avait abattu à trente mètres d’une balle dans le dos.
Ce Dragon s’appelait Arsène Létang. Il avait son nom inscrit au crayon sur son couvre-casque. Je l’avais lu. Tandis que le colonel le félicitait, il se tenait devant lui, tout gêné, tout timide et frêle comme une fille. Un tueur, lui !
La guerre est une chose horrible…
Tandis que Dartigues ramenait triomphalement le détachement, avec les prisonniers survivants ou blessés, sur les chevaux allemands tenus en main et la moisson de lances, le sous-lieutenant Verny s’était occupé du lieutenant de chevau-légers qu’il avait mortellement blessé. Ayant requis sur place des paysans âgés travaillant dans les champs, il l’avait fait transporter avec d’infinies précautions à la mairie du village voisin : Emberménil. Il avait veillé lui-même à son transport et refusé de le quitter tant que le médecin-capitaine du 20e Dragons, prévenu, ne serait pas venu lui prodiguer les premiers soins.
Beau et blond comme un Siegfried, cet officier se nommait von Schmidt. Il avait, comme Verny, une âme de chevalier. Il pouvait encore parler et s’exprimait dans un impeccable français.
- Je vais mourir. Je suis catholique romain comme sans doute vous, monsieur ?
Il avait tiré un chapelet de sa poche.
- Nous allons en dire une dizaine ensemble, voulez-vous monsieur ? Serrons-nous la main. Je ne pouvais souhaiter plus belle mort. Celle que je souhaitais, de la main d’un héros comme vous, dans une rencontre de cavalerie. Adieu, monsieur ! Gardez mon épée en souvenir de moi, je vous la remets. Sachez qu’elle est digne de vous.
Les témoins de la scène, le médecin-capitaine et les paysans qui avaient transporté le blessé, n’avaient pu, comme Verny, retenir leur émotion.
Puis le lieutenant von Schmidt avait remis à Verny tous ses papiers, les photos qu’il portait sur lui et donné l’adresse de sa mère, demandant qu’on les lui fît parvenir par l’intermédiaire de l’ambassade d’Allemagne en Suisse. Ce que lui promit Verny. Et qui fut fait. Avec une lettre de Verny à sa mère, lui apprenant les circonstances de la mort héroïque de son fils.
Transporté à l’hôpital militaire de Lunéville, le lieutenant von Schmidt était mort dans la soirée, malgré tous les soins dont il avait été entouré. Verny était revenu le voir, alors qu’il était encore vivant. L’aumônier était à son chevet, le réconfortant.
Le lendemain, comme je félicitais Verny, il m’avait interrompu :
- Tais-toi ! Tu ne sais pas comme c’est dur d’avoir tué quelqu’un comme ça, à l’arme blanche et de rencontrer ensuite son regard !
Comme la cavalerie française, la cavalerie allemande avait aussi ses chevaliers. »
Le sous-lieutenant Verny sera le premier officier du 20e Dragons à trouver la mort, le 8 octobre 1914
Le général Chambe, dans son livre précédemment cité, nous raconte les derniers moments de son compagnon d’arme :
« - mon vieux, fais très attention, prends garde ! Il y a en face un sniper qui tire bougrement bien, c’est très malsain ! Tu as vu pour moi ? Vas-y à pied, en rampant dans les betteraves, on ne te verra pas.
Verny, à cette évocation de faire du plat ventre dans les betteraves, avait remercié d’un sourire, sans répondre. Il était très promotion de la Grande Revanche, casoar et gants blancs. Ramper n’était pas son genre. Il avait préféré faire comme son ancien, mettre ses hommes à l’abri et continuer seul, à cheval.
Mais, lui, la première balle l’avait frappé au cou, à la carotide. Il avait eu la force de revenir à cheval, au milieu de ses hommes, son col blanc gainé de sang vermeil. Il avait encore pu faire signe à son maréchal des logis qu’il voulait lui parler seul à seul : il pouvait péniblement s’exprimer :
- Dartigues, je meurs…Je suis chrétien…Je veux mourir en état de grâce…Pas le temps de me confesser…Pas possible…C’est à vous que je vais le faire…Dire mes péchés…Vous irez les répéter à un prêtre, le premier rencontré, au premier village…Il comprendra…Promettez et écoutez !
Il était mort à cheval, soutenu par son sous-officier en larmes. Il avait été ramené ainsi dans les lignes françaises toujours à cheval, maintenu en selle par deux de ses hommes.
Avait-il eu le temps d’avoir une pensée pour le lieutenant von Schmidt, cet autre héros, tué de sa main, le 10 août à Emberménil ?…
Dans la nuit même, il avait été enterré devant tout son peloton et les officiers du 20e Dragons, dans le cimetière du petit village de Ransart; sa confession ayant été transmise au curé de la paroisse.
C’était la mort d’un preux…à l’âge de vingt ans. «
(*) Extrait du livre du général Chambe « Adieu Cavalerie »
Photo : Cavaliers du 20e Dragons
Tags: 1914-1918, 20e Dragons, cavalerie, combat, général Chambe, guerre, histoire, sous-lieutenant Verny




16 commentaires à “1914-1918 : La charge du sous-lieutenant Verny”
Merci pour ce très bel hommage rendu à cet officier. A travers ce récit nous pouvons remarquer toute la noblesse de cette arme « la Cavalerie » et les valeurs humaines qu’elle drainait.
Par Albuhéra on nov 11, 2009
Fusillé pour l’exemple c’est montré la faiblesse et non la Grandeur de la France. C’est grâce aux hommes courageux et à leur sang versé, que notre liberté a été gagné et non l’inverse. C’est trop facile de juger des années plus tards sur des faits historiques la position de ceux qui devaient défendre cette richesse qu’est la liberté. Comme en démocratie, c’est la majorité qui gagne et non pas l’inverse. Ceux qui trouvent, à travers la lâcheté, un certain courage, qu’ils aillent au diable pourrir en enfer avec « crin blanc ».
Par Mido on nov 11, 2009
Je ne suis pas sûr que l’on parlait de « sniper »Ã l’époque… et je suis même certain que le mot n’était pas utilisé!
Par jean on nov 11, 2009
@ Jean,
Peu importe. C’est le mot utilisé par le général Chambe qui a raconté cet épisode dans un livre écrit dans les années 1970. Tireur embusqué ou sniper, quelle différence? Cela n’enlève rien au récit.
Par admin on nov 11, 2009
j’aurais aimé être digne de cet officier je ne sais pas si j’aurai réussi heureusement l’occasion ne m’en a pas été donnée. J’ajouterais que ces premiers combats de 1914 marquent la fin d’une époque, de nos jours le massacre d’innocents est redevenu la règle dans les conflits.
Par didier on nov 11, 2009
@jean : c’est tout ce que vous trouvez à dire ? au lieu d’essayer de corriger ce qui a été écrit de la main de l’auteur, ayez la courtoisie et l’outrecuidance de respecter un tel épisode d’une guerre sans merci où des hommes, ennemis de surcroît, trouvent la force et l’intelligence de se serrer la main avant d’envoyer le dernier soupir, au lieu de se jeter des mots de haine à la figure. Je trouve que ces deux officiers ont fait preuve d’un panache inouï dans un contexte où les atrocités faisaient rages. C’est pourquoi, aujourd’hui les traditions sont si importantes dans les régiments. De tels comportements de la part des Ainés font la grandeur des armées et de la France et montrent aux élèves le chemin à suivre. Les grandes Ecoles militaires françaises et les régiments, doivent conserver bec et ongle ces traditions n’en déplaise au chef d’état-major de l’armée de terre. Sur ce même blog dans le guide web j’ai pu lire dans la rubrique de la cavalerie le site du 20ème régiment de Dragons ; je conseille à tous de le parcourir et notamment l’époque 14/18 en ce jour de 11 Novembre. Je suis un ancien aviateur, très fier d’avoir eu comme précurseurs, des cavaliers. J’ai lu quelque part, par exemple, que le Sous-lieutenant Bertrand du 20ème régiment de Dragons a été aviateur en 1914. Formidable non ?
Par LEONNAPO on nov 11, 2009
Bravo à OPEX 360 d’avoir fait revivre à l’occasion du 11 novembre cet épisode de la guerre 14-18 avec ce très glorieux régiment composé principalement de cadre et soldats limousins où l’on retrouce cet esprit chevaleresque qui fait honneur non seulement au lieutenant Verny mais aussi à la cavalerie et à l’armée française. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cet esprit est loin d’avoir disparu aujourd’hui. Le respect de l’adversaire, quel qu’il soit, reste toujours un des fondement de la formation des cadres officiers, sous-officiers et militaire du rang de notre armée et ils le montrent quotidiennement dans toutes nos OPEX. En ce jour, j’ai une pensée émue pour mon grand-père, officier au 20° dragons de 1912 à 1918 (4° escadrons), ayant fait toute la guerre avec le même cheval et ayant eu l’honneur de porter la fourragère de la croix de guerre à titre individuel. Lui aussi, avec ses camarades était un seigneur !
Par Dumont saint priest on nov 11, 2009
Un bien bel épisode, c’est certain.
Deux remarques si vous permettez
1) Il me semble que la haine de l’ennemi est plus l’apanage du civil que du militaire.
2) La seconde partie du récit est révélatrice d’une vision très romantique de la guerre que possède les Français, et qui n’est pas du tout celle des anglo-saxons, qui vont droit au but. La dénigrement des armes de jet, le mépris affiché envers l’espionnage ou la ruse, et même jusqu’au panache célébré dans cet article (le refus de ramper), tous ces aspects de notre histoire militaire vont à l’encontre de l’efficacité au combat.
Le Special Boat Service (l’équivalent des SAS pour la Royal Navy, en bien moins connu et bien plus efficace) a récemment changé sa devise. De « Par la ruse, non par la force », il sont passés à « Par la ruse et par la force ». Preuve que ce qui importe vraiment chez eux n’est pas l’héritage des anciens (en France on préfèrerait se tirer une balle dans le pied plutôt que de changer une once de la tradition, une devise par exemple) mais l’efficacité.
Les anglais respectent leurs aînés, je n’ai pas dit le contraire.
Mon propos est qu’au delà de la célébration de la beauté de l’attitude de nos anciens pendant cette guerre, il faut savoir faire preuve de lucidité et aussi admettre que le panache est parfois la traduction d’un certain orgueil, d’un manque d’humilité face à la mort. Notre vie ne nous appartient pas, nous n’en sommes que les dépositaires.
Quant aux mutins, cette réhabilitation procède de la même honteuse lâcheté que le refus de notre gouvernement de célébrer nos victoires historiques, et pire, d’aller participer aux célébration de nos défaites à l’étranger.
Par Basile on nov 11, 2009
«L’attitude, c’est souvent la colonne vertébrale de l’âme.» Jean Raspail
L’esprit chevaleresque est le résultat de siècles d’histoire et la sédimentation de l’éducation patiente de générations. Pour sur un trait essentiel de l’identité française qui survivra tant que les petits garçons de France joueront au chevalier.
Les remarques de Basile sont pertinentes.
Par Ced on nov 11, 2009
Merci à l’administrateur de nous faire partager cette triste mais belle page de l’Histoire.
La beauté des sentiments s’exprime même dans les moments les plus tragiques.
Ce récit en est la preuve.
Merci encore. Et que cela nous serve d’exemple. Même si sur le champ de bataille afghan, nous risquons peu de trouver des lieutenants comme von Schmidt (ndlr :nos soldats égorgés en Algérie et en Kapisa). Le hommes de la trempe de Massoud ayant disparu…
Par Rumi on nov 12, 2009
@Basile : votre réflexion est pleine de bon sens est a le mérite de poser la question. Faut-il nourrir les jeunes générations des attitudes chevaleresques des aînés. Il faut replacer les choses dans leurs contextes, car si non cela ne veut plus rien dire. Guerroyer à cheval sabre au clair quand en face grondent les canons et les fusils, évidemment ce n’est plus d’actualité, en cela je ne livre pas un scoop. Cependant, les hommes restent les hommes avec leur faiblesse, leur peur, leur courage, leur héroïsme. C’est en cela, c’est ce patrimoine là , cette richesse intellectuelle, cet état d’esprit que les Aînés ont véhiculé aux cours des siècles et qui ont permis aux régiments d’acquérir leurs lettres de noblesses. Que le soldat soit à cheval ou dans un blindé, c’est son état d’esprit qui en fera un gagneur ou un looseur. Parfois, un grain de folie, d’orgueil peut être, de panache, je dirai de bravoure, permet de passer là où d’autres plus réservés, plus calculateurs ne passeront pas. C’est compliqué, mais les Grandes écoles militaires sont aussi faites pour apprendre cela. Je ne sais plus quel Colonel de cavalerie qui disait qu’un officier qui n’était pas mort au champ d’Honneur avant 23 ans était « un gens foutre ». Cela explique votre avant dernier paragraphe.
Par Albuhéra on nov 12, 2009
Le monde change, la guerre aussi….
Il ne faut jamais oublier que si nous pouvons librement disserter de tant de sujet c’est bien parce que des hommes se sont battu et sont mort pour nous.
Passer du statut de lâche à celui de héros ne tiens qu’a peu de choses.
On ne remerciera jamais assez les gens mort pour le France.
Nb: bravo pour ce site.
Par Grandchef on nov 12, 2009
@ Didier : le massacre d’innocent n’est pas propre à nos époque, elle existait bien avant et plus souvent même .
Par rage on nov 12, 2009
@ Ced,
votre préambule est étonnant. Cet épisode m’a aussi fait penser à Jean Raspail et puis aussi au bataillon français en Corée qui chargeait à la baïonette à la stupéfaction des troupes américaines.
Je ne crois pas qu’il faille opposer la bravoure (qui est uns disposition d’âme) de l’efficacité (qui est une disposition d’esprit). L’armée française me semble-t-il a souvent été reconnu dans les deux : furia francese et système D.
PS : merci d’avoir initié ce site qui est fort bien administré et très intéressant.
Par Ronan on nov 12, 2009
Bonsoir Albuhéra.
« Tout hussard qui’ n’est pas mort à trente ans est un jean-foutre ! ».
Général Lasalle.
Un brave homme et un chef hors pair.
Mais là , ce n’était point de l’héroïsme, qui en France sert souvent à émouvoir pour panser des défaites évitables, mais bien de témérité et de sens de l’efficacité au combat !
Pour paraphraser Basile, nous devons être les seuls nazes de l’univers à fêter nos défaites, et non nos victoires.
Que celles et ceux qui nourrissent ce défaitisme finissent dans la cuvette de l’Histoire. Vos gestes sont dignes de la plus haute trahison : celle du défaut de mémoire.
Il faut être con pour laisser à d’autres le soin d’exalter le génie militaire de notre armée à notre place !
En 2005, pas un reportage sur le bicentenaire d’Austerlitz ! Les étrangers eux, le fêtaient à notre place. Est-ce acceptable ? Alors parce-qu’il s’agissait de l’Empire et non de la République, d’un coup d’éponge on efface tout ?
A ces dirigeants qui permettent à ces ignominies de se produire, vous donnez une bien piètre justification au sacrifice ultime.
Le temps qui passe ne doit rien exonérer.
Par Rumi on nov 12, 2009
@ Rumi : merci de m’avoir corrigé, je n’étais pas loin de la vérité, je me suis rappelé à peu prêt de cette phrase citée, donc, par le Général Lassale.
Oui, vous avez parfaitement raison dans votre commentaire, nous sommes, en effet, assez cons pour fêter les défaites comme si nous devions à rougir de nos victoires. Nous avons été présents je crois aussi pour la commémoration de Trafalgar où nous avons pris une belle déculottée. Depuis le Général de Gaulle nous avons de cesse à nous mouvoir dans ce politiquement correct qui nous taxe de fascisme dès que nous sublimons les héros de nos guerres passées. Tout cela est très contradictoire avec le devoir de mémoire que chacun d’entre nous doit entretenir. Mais nous ne sommes pas à une controverse prêt tellement notre société est dirigée par des idéologues de la réélection. Quand vous voyez que l’art contemporain va se nicher jusque dans le château de Versailles, cela en dit long sur le manque total de respect des lieux et de notre histoire. Alors les guerres fussent elles gagnées ou perdues quelle différence ? cela leur passent au dessus du chapeau…très au-dessus car ce n’est pas très électoraliste. Enfin, voilà le lègue que nous laisserons à nos petits enfants : l’oubli, l’oubli ne notre culture, de notre histoire, d’où nous venons etc… C’est grave.
Par Albuhéra on nov 12, 2009