Accord de défense entre l’Algérie et la Grande-Bretagne
27 October 2009 – 19:58Depuis la levée de l’embargo sur les ventes d’armes à l’Algérie en 2006, Londres cherche à approfondir ses relations militaires avec Alger. Plusieurs signes ont été envoyés à cette fin par les Britanniques.
Ainsi, la Grande-Bretagne a récemment affecté un attaché militaire à son ambassade à Alger et, en mai dernier, la frégate Westminster, de la Royal Navy, a fait une escale remarquée dans le port de la capitale algérienne.
Bien évidemment, cette volonté de rapprochement cache plusieurs enjeux, dont d’éventuelles ventes d’armes aux militaires algériens. Et l’ambassadeur britannique à Alger ne l’a pas caché. “Nous voulons vendre des armes à l’Algérie” a-t-il ainsi déclaré en mars dernier, à l’issue d’une rencontre avec des représentants de la communauté algérienne à Londres.
En fait, selon le quotidien The Times, il serait question d’un contrat de vente d’armes d’un montant global de 5 milliards de dollars et placer, entre autre, une quarantaine d’hélicoptères EH-101 Merlin, fabriqués dans les usines d’Agusta-Westland, à Somerset.
“Je pourrai dire que le secteur britannique de la Défense et de la sécurité souhaite faire partie d’éventuels plans pour équiper les forces armées algériennes (…). Nous voulons faire du Royaume-Uni un partenaire de l’Algérie dans le long terme pour ce qui est du domaine de la défense, et ce, à travers la mise à sa disposition d’un équipement de qualité et d’un programme complet en matière de formation destiné à s’assurer que le personnel militaire algérien sera formé conformément aux meilleurs normes qui soient” a déclaré, dans les colonnes du quotidien El Watan de ce 27 octobre, Bob Ainsworth, le secrétaire d’Etat à la Défense, alors en visite officielle à Alger.
Mais pour l’heure, les contrats de vente attendront. En effet, Bob Ainsworth a fait le déplacement pour signer un accord-cadre en matière de défense entre les deux pays afin notamment d’intensifier le dispostif de formation des officiers algériens par l’armée britannique. Ce qui suppose l’organisation, à l’avenir, d’exercices militaires conjoints et réguliers.
Par ailleurs, le secrétaire britannique à la Défense s’est également entretenu, avec son homologue algérien, de questions portant “sur les moyens de coopération militaire et technologique” ainsi que sur le terrorisme.
A l’issue d’une rencontre avec le président Abdelaziz Bouteflika, Bob Ainsworth a déclaré que son pays cherche à étendre sa coopération avec l’Algérie dans d’autres domaines, comme “les relations politiques, l’énergie et la lutte contre le terrorisme”.
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4 commentaires à “Accord de défense entre l’Algérie et la Grande-Bretagne”
Merci de ne pas avoir parler de proposition de vente de frégates.
En effet, de nombreux sites ou journalistes ont rapporté une telle hypothèse sans réflechir un tout petit peu.
Les anglais ont développé une seule frégate en vingt ans, en exagérant. C’est le destroyer type 45 (en France on ne reconnaît par la terminologie de destroyer) qui est la partie coque, anglaise, du programme Horizon. 6 sont actuellement construit pour presque 1,2 millards d’euros l’unité si mes souvenirs sont bon.
Il aurait été question de dérivé deux versions de ce destroyer. A la manière des Sheiffield et Sheiffeild agrandit il serait question de faire un T45 plus grosse à la manière d’un croiseur, et une plus petite pour constituer une frégate ASM.
C’est dit, c’est fait, la version construire en frégate lance-missile, a été un fiasco de maîtrise des coûts (une Horizon française serait de l’ordre de 900 millions d’euros hors coûts d’étude). Ceci explique que la série ait été réduit de 12 navires souhaités à 8, puis les six construits (on évoque même la revente de deux navires à l’Arabie Saoudite). Cette conclusion induit un constat simple : si le destroyer est trop chère, alors le croiseur est inimaginable.
Donc, concernant l’Algérie. La seule version que la Grande-Bretagne pourrait proposer serait la version ASM du T45. Cependant, cette versio n’est même pas projetté pour la Royal Navy. Est-il possible d’imaginer que Alger choisirait une frégate à construire en transfert de technologie en étant le client de lancement du programme ? C’est un pari audacieux, presque jamais vu pour un programme de cet ampleur.
Il ne resterait donc que le contrat d’hélicoptère qui serait le moyen de diversifier les fournisseurs d’armements algérien.
Par Thibault Lam001 on Oct 28, 2009
Un bon lien sur les frégates T45 :
<ttp://navy-matters.beedall.com/daring1-2.htm
Par Azincourt on Oct 28, 2009
Je profite du sujet sur les prospects, sous-tendu ici, de frégates :
<ttp://www.corlobe.tk/article16655.html
La Grèce “signerait” bientôt pour 6 FREMM.
C’est une décision à relier au conflit avec TKMS et la négociation pour le programme de sous-marin type 214 grec.
Par Thibault Lam001 on Oct 28, 2009
La Grèce a par ailleurs 2 rafales sur place.
Par Azincourt on Oct 29, 2009