Feu près de Marseille : Le sous-officier en cause laissé en liberté

Le sous-officier du 1er Régiment Etranger qui a dirigé la séance de tir au camp militaire de Carpiagne a été laissé en liberté sous la responsabilité de l’armée à l’issue de sa garde à vue.

Cependant, cet adjudant-chef de 43 ans a été mis en examen pour « destruction involontaire par incendie de bois, forêts, landes, maquis ou plantations d’autrui (…)par violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence et de sécurité » de nature à « exposer autrui à un dommage corporel » et à « créer un dommage irréversible à l’environnement ».

Selon le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, le sous-officier, légionnaire depuis 23 ans et qui revient d’une mission en Afghanistan, se serait « affranchi d’une consigne stricte qui était clairement affichée. Si la faute semble être individuelle, l’information judiciaire ouverte ce matin déterminera si d’autres personnes ont pris part à l’infraction. » Par ailleurs, le procureur a indiqué ne pas avoir requis de mandat de dépôt et que le code judiciaire militaire interdit tout contrôle judiciaire.

Enfin, et comme si les conséquences de cet exercice de tir, apparemment conduit sans le respect des consignes propres au camp de Carpiagne, ne se suffisaient pas à elles même pour accabler l’adjudant-chef du 1er Etranger, l’Association de défense des droits des militaires (ADEFDROMIL), qui ne perd jamais une occasion pour accabler la Légion étrangère, s’est fendue d’un communiqué expliquant que le sous-officier avait fait l’objet de deux courriers adressés au ministre de la Défense pour dénoncer des « violences répétées contre de subordonnés » et dans lesquels il était demandé des sanctions à son égard.

« Le dossier disciplinaire d’un militaire est confidentiel. Lorsqu’il y a sanction, un militaire exécute sa sanction et elle est ensuite effacée » a expliqué, en guise de réponse au communiqué de l’ADEFDROMIL, le colonel Benoît Royal du Sirpa-Terre.

Celles et ceux qui, jusqu’à présent, voyaient cette association comme un embryon de syndicat militaire, peuvent donc être rassurés : on a effet rarement vu des syndicalistes pratiquer la délation de ceux qu’ils sont censés défendre.

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