Ce que devrait prévoir le prochain traité START
9 juillet 2009 – 18:32Le traité de désarmement START-1, signé en 1991, arrive à échéance le 5 décembre. Il doit donc être remplacé par un nouveau texte, qui fait actuellement l’objet de négociations entres les Russes et les Américains. En l’état actuel des choses, les premiers disposent de 2.790 têtes nucléaires, contre 2.200 pour les seconds.
Le voyage à Moscou du président des Etats-Unis, Barack Obama, le 6 juillet, a été l’occasion d’aborder cette question avec Dmitri Medvedev, son homologue russe. Ainsi, les deux chefs d’Etat sont arrivés à un « compromis raisonnable » portant sur un accord préalable de désarmement nucléaire entre les deux pays.
Selon ce mémorendum, qui servira de base aux négociateurs russes et américains, il sera donc prévu une réduction des arsenaux nucléaires à 1.500 têtes pour Washington et à 1.675 pour Moscou. Le document détaille également le nombre de vecteurs nucléaires, c’est à dire les missiles balistiques intercontinentaux embarqués à bord des sous-marins et des bombardiers stratégiques, que les deux pays disposeront. La Russie devrait ainsi en compter 1.100, contre 500 pour les Etats-Unis. Toutes ces réductions, si elles sont avalisées, seront appliquées dans les sept ans suivant l’entrée en vigueur du nouveau texte.
Quant au bouclier antimissile, dont des éléments doivent être déployés en Pologne et en République tchèque, ce qui constitue une pomme de discorde entre Moscou et Washington, les deux présidents ont convenu de confier à des experts la mission d’évaluer les risques balistiques actuels.
Cependant, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a précisé que les divergences sur ce dossier entre les deux pays n’ont toujours pas été aplanies. Mais cela pourrait évoluer prochainement, en fonction de ce que décidera l’administration Obama au sujet de ce programme de plusieurs dizaines de milliards de dollars, dont l’efficacité et l’opportunité devra être prouvée sous peine de remise en cause par la président américain.
Enfin, si les désaccords persistent au sujet de la Géorgie, dont « souveraineté et l’intégrité territoriale (…) doivent être respectées », selon Barack Obama, la Russie a toutefois autorisé le survol de son territoire pour l’acheminement de soldats et de matériels américains en Afghanistan, pour une durée d’un an.
Sauf désaccord, cette autorisation se automatiquement reconductible. Quoi qu’il en soit, cette disposition va permettre aux Etats-Unis d’économiser 133 millions de dollars par an et surtout de gagner du temps.
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2 commentaires à “Ce que devrait prévoir le prochain traité START”
Il me semble qu’au niveau des vecteurs russes il faille évoquer les « camions » qui permettent de déployer les Topol par exemple.
Ils sont tellement discret et mobile que personnellement je ne les connais que sous l’acronyme de « camion ».
Par Thibault Lam001 on juil 10, 2009
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/07/10/01011-20090710FILWWW00317-gb-prete-a-reduire-son-arsenal-nucleaire.php
Je me permet de rajouter cette dépêche du Figaro.
En guise de commentaire je dirai qu’il me semble bien que le Rouyaume-Uni a déjà supprimé sa composante aéroporté de sa dissuasion nucléaire.
De plus, sa composante SNLE est en début de renouvellement (sur plan) et a été confirmé pour 4 SNLE. Cependant, dans un contexte d’attaque budgétaire permanente contre la Royal Navy, un tel programme pourrait passer à la trappe.
Il me semble que le chiffre annoncé pour le coût du programme serait de 35 milliards de livres.
Les soucis techniques sont de construire une nouvelle classe. Mais surtout, de la construire pour quel missile ? Le Trident futur va grossir et il n’est pas sûr que les anglais optent pour de plus gros tube. Mais même si les anglais opter pour cette génération de missile plus grosse, le nouveau standart sera-t-il prêt à temps pour concevoir les nouveaux SNLE ?
Sinon une déclaration d’intention pour engager les USA par écrit pour bénéficier du parapluie nucléaire, cela coût une feuille A4 et un stylo.
Sauf si les USA demandent un chèque de compensation comme pour les bases japonnaises et coréennes.
Mais la solution semblerait se dessiner. L’entreprise qui fabrique les têtes nucléaires anglaises est passé sous contrôle capitalistique américain. Les sous-marin sont quasiment co-conçu avec les américains. La base de Fastlane en Ecosse est hypothétiquement menacé par l’indépendance. Et comme précité, la Royal Navy n’est plus populaire et l’épée de l’échiquier sabre et resabre dans ses dépenses. Alors si demain c’est fini le nucléaire militaire…. (demain, quel demain ?)
Par Thibault Lam001 on juil 10, 2009