Le Rafale exclu du marché du siècle indien

Fin de partie pour le Rafale en Inde. L’armée de l’air indienne, qui a lancé un appel d’offres portant sur 126 appareils destinés à remplacer ses vieux MiG21 pour 9 milliards d’euros, n’a pas retenu le dernier né de l’avionneur Dassault.

Selon un porte-parole du ministère indien de la Défense, le Rafale « n’a pas rempli les critères requis lors des évaluations techniques », ce qui peut paraître cuisant quand l’on sait que ses concurrents sont appelés à continuer la compétition qui va se jouer entre le MiG35, le Gripen de Saab, le Typhoon du consortium Eurofighter (EADS, BAE Systems et Finmeccanica), le F16 de Lockheed-Martin et le F18 de Boeing.

Une des raisons avancées pour expliquer ce nouvel échec du Rafale à l’exportation serait sa récente mise en service. Certains estiment en effet qu’il n’a pas encore fait ses preuves en situation de combat, même si il a été engagé à plusieurs reprises en Afghanistan. Cet argument est d’autant plus surprenant que les capacités au combat des avions encore en lice ne seront évaluées par les Indiens qu’à la fin du mois de mai prochain. Par ailleurs, la fin de la guerre froide peut également être un élément d’explication. Les pays ne voulant pas s’équiper aux Etats-Unis ou en Union soviétique regardaient alors du côté de chez Dassault.

Cela étant, il reste encore d’autres marchés où le Rafale pourra tirer son épingle du jeu. Les Emirats Arabes Unis et le Koweït ont manifesté leur intérêt pour en acquérir quelques dizaines d’exemplaires. L’appareil est encore relativement bien placé pour remporter la mise au Brésil. Quant à la Suisse, autre débouché potentiel, la décision de remplacer les F5 Tiger actuellement en service a été reportée à des jours meilleurs.

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