Somalie : Le skipper du Tanit tué au cours d’une opération militaire

Bien qu’ayant été prévenu par la Marine nationale des risques encourus par le fait de naviguer au large des côtes somaliennes en raison des actes de pirateries réguliers, l’équipage du voilier « Tanit » (photo) a continué sa route avec l’intention d’arriver à Zanzibar.

Seulement, le 4 avril, les pirates somaliens qui sévissent dans la région ont capturé le bateau alors qu’il se trouvait à environ 640 km au large de la Ras Hafun, situé dans le nord-est de la Somalie. Par ailleurs, quatre autres bâtiments ont été pris d’assaut à quelques heures d’intervalle.

Dès jeudi, des négociations ont été entamées avec les ravisseurs des quatre membres de l’équipage français et de l’enfant de 3 ans qui se trouvaient à bord au moment de l’attaque. Mais, alors que Tanit se rapproche peu à peu des côtes somaliennes, les pirates ne donnent pas suite aux propositions des autorités françaises.

La négociation ayant tourné court, une opération pour libérer les otages est alors décidée. Si déjà deux tentatives de récupérations d’équipages de bateau français tombés aux mains des pirates somaliens ont connu des dénouements heureux – le Ponant, il y a presque un an jour pour jour et le Carré d’As en septembre dernier -, celle du Tanit aura malheureusement été endeuillée par la mort de son skipper, Florent Lemaçon, a-t-on appris par un communiqué publié par l’Elysée.

Les militaires français engagés dans cette délicate opération ont fait prisonnier trois pirates et en ont tué deux autres. Les quatres otages, dont un enfant, sont sains et sauf et seront reçus prochainement par le président Sarkozy qui a rendu hommage au « courage des militaires » et présenté « ses condoléances attristés à la famille et aux proches » du skipper du Tanit qui a perdu la vie lors d’un échange de tir entre ses ravisseurs et les forces spéciales françaises.

« La France a une politique constante qui est de refuser les actes de piraterie et d’éviter que ses ressortissants ne soient conduits à terre comme des otages » a rappelé le chef de l’Etat dans son communiqué.

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant; [Voir les règles de confidentialité].