Obama : Plus de chèques en blanc aux industries de défense

Le président américain Barack Obama a un objectif : faire passer le déficit budgétaire de 1.300 milliards de dollars à 533 milliards d’ici à la fin de son mandat. Pour y arriver, une des solutions retenues est de réformer le mode de passation des contrats publics, ce qui, selon l’actuel locataire de la Maison Blanche, devrait permettre d’économiser annuellement près de 40 milliards de dollars.

« Nous dépensons de l’argent pour des choses dont nous n’avons pas besoin et nous payons plus que nécessaire » a-t-il constaté. Et ses propos visent plus particulièrement le secteur de l’armement. « L’époque où l’on signait des chèques en blanc aux indutriels de la défense est révolue » a déclaré, ce 4 mars, le président américain à la presse.

Et Barack Obama de se livrer à un réquisitoire en règle contre les pratiques qui ont jusqu’à présent cours au Pentagone. Il a ainsi évoqué l’existence de conflits d’intérêt lors du choix de certains programmes, ce que son rival malheureux à l’élection présidentielle de novembre dernier, le républicain John McCain, avait dénoncé lors de l’attribution du marché des avions ravitailleurs de l’US Air Force à Boeing en 2003.

« Nous allons mettre fin aux contrats inutiles, surfacturés, qui n’ont pas fait l’objet d’un appel d’offres et qui alourdissent une addition payée par les Américains » a prévenu Barack Obama. « Je regette ce choix, qui n’en est pas un, entre assurer la sécurité de la nation et gaspiller des milliards de dollars des contribuables » a-t-il encore ajouté.

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