Moscou propose un Conseil Otan-Russie sur le Caucase

Les réunions du Conseil Otan-Russie (COR), créé en mai 2002 afin de « servir de structure et de cadre principaux pour faire avancer les relations » entre l’Alliance atlantique et Moscou, avaient été suspendues l’été dernier en raison du conflit russo-georgien.

Cependant, Dimitri Rogozine, l’ambassadeur russe auprès de l’Otan, a indiqué, le 26 février dernier, avoir proposé à ses collègues de l’Alliance une »session spéciale du Conseil Otan-Russe sur la question du Caucase », lors d’une réunion informelle. « La seule condition est que cette réunion se déroule en présence d’un représentant de l’état-major russe, de manière à expliquer notre point de vue sur les évènements qui ont entraîné en août le conflit avec la Géorgie, et même sur notre projet d’installer des bases en Abkhazie et en Ossétie du Sud » a-t-il précisé.

La question de la relance du COR devrait être abordée le 5 mars prochain, à Bruxelles, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Alliance. Plusieurs pays y sont favorables, comme l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie et la Norvège. Le Royaume-Uni, dont les relations avec Moscou sont quelque peu tumultueuses, surtout depuis l’affaire de l’assassinat, sur son sol, de l’opposant russe Litvinenko, s’est rallié à cette position seulement qu’en décembre dernier.

Seulement, d’autres Etats membres de l’Otan ont la rancune tenace à l’égard de Moscou, en particulier les anciens pays ayant appartenu par le passé à la sphère d’influence soviétique. Ces derniers, inquiets de l’installation de nouvelles bases russes sur des territoires qui appartiennent à la Géorgie, refusent une normalisation trop rapide des relations avec Moscou. Le Canada partage également ce point de vue.

« Nous parlons à chacune de nos réunions de la Gérogie. Les alliés ont redit hier (le 25/02) leurs préoccupations au sujet des bases que Moscou voudrait installer » dans les régions géorgiennes séparatistes, a répondu Carmen Romero, une porte-parole de l’Otan.

Par ailleurs, la Russie a donné, en février, le bilan définitif des combats en Géorgie. Ainsi, selon les chiffres indiqués par le ministre russe adjoint de la Défense, le général Nikolai Pankov, 64 soldats ont été tués et 23 autres blessés entre le 8 et le 24 août. Trois autres militaires sont portés disparus.

De son côté, Tbilissi a fait état de 169 soldats géorgiens tués. Près de 228 civils auraient également perdu la vie. Enfin, le comité d’enquête du bureau du procureur général russe a évalué à 165 le nombre d’Ossètes morts pendant les combats. Ce chiffre est à rapprocher du bilan de 2.000 tués avancé par les mêmes Russes au moment des hostilités.

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant; [Voir les règles de confidentialité].