Le retour du cheval

9 octobre 2008 – 19:36

 

Le régiment de cavalerie de la Garde républicaine est la dernière unité montée à cheval de l’armée française. Le temps des charges héroïques des Hussards, Dragons et autres Cuirassiers a disparu lors de la Première Guerre Mondiale, avec l’apparition du char et des moyens de destruction de masse (lire à ce sujet le livre du général Chambe, « Adieu Cavalerie »). Peu à peu, les chevaux ont fini par disparaître  des effectifs.

Alors que l’on parle de numérisation de l’espace de bataille et de projet Scorpion et en ces temps où la technologie a tendance à primer sur tout le reste, certaines circonstances obligent à adopter des solutions que l’on pensait à tort révolues. C’est ainsi que le cheval, remisé à l’écurie par le cheval-vapeur, a repris un peu de service… au Bataillon Multinational Centre de l’Eufor Tchad/RCA.

A cause de la saison des pluies qui rend les déplacements en véhicules difficiles, voire impossible, des patrouilles se font désormais à cheval, notamment au sud de Forchana, près de la frontière soudanaise. En plus, il semblerait que cette façon de patrouiller facilite les échanges avec la population locale.

Photo : (c) Ministère de la Défense

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  1. 7 commentaires à “Le retour du cheval”

  2. Bonjour !

    Nous sommes nombreux à demander, depuis des années – et plus encore depuis ces derniers mois, compte tenu de la nature et du lieu de certains types de conflits – une utilisation des équidés ( cheval, mulets, ânes), dromadaires et yacks, mais aussi chiens , pour assurer divers types de missions.
    La plus importante concerne la mobilité des hommes et de leurs matériels.
    Votre article – plus encore votre photo – me fait chaud au coeur.
    Regardez moi cette troupe de binômes de choc!!! Endurants – le cheval et son hôte- , calmes, attentifs – l’un envers l’autre et vice versa , mais aussi vis à vis du rayon d’action concernant le domaine d’observation – la mission est adaptée à l’ENVIRONNEMENT. Et ce binôme est plus adapté à son environnement, à la biocénose dont il fait partie.
    Ils sont en pleine possession de leurs moyens ! C’est mieux que de trainer 30 kg, pendant des KMS, et … flute, devoir s’affaler contre le sol, subitement, car pris dans une embuscade, alors que vous êtes déjà diminué physiquement … et psychologiquement, avant même de combattre…
    Pour finir, votre conditionnel sur le fait que la population indigène aurait un accueil favorable à ce type de patrouille, me semble évident – bien plus efficient que de voir passer un C130 PSYOSPS.
    Et question coûts sur la durée, j’espère qu’une étude approfondie est engagée : le résultat – s’il fallait encore des données chiffrées pour le démontrer à nos chers politiciens et comptables – est évident.

    Bravo pour cet article ! BRAVO pour ceux qui ont monté ce projet, et qu’il fasse de nombreux petits.
    ps: Vu la qualité « des « nurseries » et centres d’élevages civils et militaires dont nous disposons en france, et en dotant le service comptétent d’un budget adéquat – dont la valeur sera sans commune mesure avec n’importe lequel des autres budgets- on peut acquérir des espèces spécifiquement adaptés à certains types de terrains, les élever – oserai- je « chouchouter » l’un des meilleurs amis de l’homme, qui servira nos intérêts dans nombres de missions.

    Par tomate on oct 10, 2008

  3. Pas plus tard qu’hier, sur un commentaire à propos du livre blanc, je disais qu’il serait peut être bon de revenir aux fondamentaux. Rien ne remplacera l’homme et sa capacité à se mouvoir dans un espace donné. L’exemple que donne cet article et le commentaire de Tomate, attestent si besoin était de la véracité des propos. Rappelons nous Diên Biên Phu, quels engins d’aujourd’hui, pourraient acheminer les canons en haut de la colline sans éveiller les soupçons? Les merveilleuses technologies, car il ne faut pas non plus cracher dessus, ont leur limite. Nous aurons aussi besoin des pigeons voyageurs si les centraux téléphoniques sont détruits.

    Par SAINTJUST on oct 10, 2008

  4. Je crois que les dernières unités montées étaient des escadrons de Spahis qui opéraient à cheval le long de la frontière tunisienne durant la guerre en Algérie.

    Par LEONNAPO on oct 11, 2008

  5. C. sur mon humble contribution de blogueur, un lien vers un article au sujet des chevaux et de la guerre d’Algérie. Et pour information et de mémoire, les unités montées opérationnelles n’ont pas survécu longtemps après l’Algérie, mais comme moyens les chevaux sont restés dans l’Armée de Terre française et utilisés par exemple un peu plus tôt en 1970 toujours au Tchad.
    Voici le lien: http://mars-attaque.blogspot.com/2008/10/mon-commandement-au-galop.html

    Par F de St V. on oct 12, 2008

  6. Pour information, il n’y a pas très longtemps, les commandos de l’air effectuaient, en complément des autres moyens de déplacement, des patrouilles à cheval sur le site de la base aérienne 200 d’Apt (le plateau d’Albion, les missiles stratégiques) quand celle-ci était encore opérationnelle.

    Par Bomber X on oct 13, 2008

  7. Pour les pigeons voyageurs, la derniére unité en France à était dissoute l’année derniére si je me souvient bien.

    Par Frédéric on oct 13, 2008

  8. Bonsoir !

    Pour conforter les propos des intervenants concernant cet article, souvenons-nous des unités anglaises parcourant les montagnes du massif hamalayen fin du XIX, début du XXème, avec leurs caravanes de yaks.
    Et les traversées désertiques de l’afrique, par nombreuses d’armées occidentales au XXème, à dromadaires.
    Pour certaines missions bien définies, spécifiques, l’animal doit être présent dans nos armées: il est un « appui » précieux.

    Par tomate on oct 13, 2008

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