Afghanistan : Quatre soldats français blessés

Plus d’un mois après l’embuscade d’Uzbeen, quatre soldats d’une patrouille du 8e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa) ont été blessés au cours d’un accrochage avec les taliban, qui a duré de 14h50 à 17h00, le 27 septembre.

De sources militaires, les combats ont eu lieu près du village d’Ebdakel, en Kapisa, situé entre les deux bases opérations avancées (FOB) de Tagab et de Nijrab, où est installé le bataillon français venu en renfort pendant cet été.

Dans un premier temps, l’accrochage a opposé la patrouille française, alors en mission de reconnaissance, accompagnée par des policiers afghans, à une vingtaine de taliban qui ont ouvert le feu avec notamment des lance-roquettes RPG.

Durant le combat, la section française a reçu un appui aérien fourni par des avions A-10 ainsi que par quatre hélicoptères, dont 2 OH-58 Kiowa américains. Deux sections ont également été dépéchées en renfort, l’une étant arrivée une demi-heure après le début du combat. Les A-10 n’ont cependant pas tiré, étant donné la proximité du village avec le lieu où les taliban ont attaqué.

A l’issue de l’accrochage, quatre soldats français, ainsi qu’un policier afghan, ont été touchés par des éclats de roquettes. Les blessés, dont les jours ne sont pas en danger, ont été évacués vers l’hôpital militaire de Bagram, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Kaboul. L’un d’entre eux devrait cependant être rapatrié en France, sa jambe ayant été fracturée. Quant aux taliban, selon un premier bilan, ils compteraient un mort et deux blessés.

Les militaires français déployés en Kapisa font partie du Commandement régional Est (RC-E) et sont, à ce titre, placé sous la responsabilité d’un général américain. Cette zone est régulièrement le théâtre d’incidents (un par semaine) qui peuvent prendre la forme d’engins explosifs improvisés déposés sur une route, d’attentat suicide ou de tirs à l’arme automatique ou de roquettes.

Enfin, les taliban ont assassiné la policière la plus célébre de l’Afghanistan, Malalaï Kakar, ce 28 septembre au matin. Le meurtre s’est produit devant son domicile, à Kandahar, la province du pays la plus instable actuellement.

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