Des responsables afghans complices d’Al-Qaida

L’attentat qui avait visé, le 27 avril, le président Hamid Karzaï pendant un défilé militaire à Kaboul laissait supposer que les terroristes avaient bénéficié de complicités au sein même des services de sécurité afghan.

L’enquête actuellement en cours confirme cette hypothèse. Ainsi, le 5 mai, le chef des services de renseignements afghans, Amrollah Saleh, a annoncé l’arrestation d’un médecin détaché auprès du ministère de l’Intérieur et d’un employé du ministère de la Défense. Ces derniers auraient été en relation avec des membres d’Al-Qaida localisés dans la région de Miranshah, située au Waziristan du Nord, une zone tribale pakistanaise proche de la frontière afghane.

Lundi dernier, huit hauts-responsables de l’armée afghane – dont sept généraux – ont été suspendus de leurs fonctions en raison de soupçons concernant leur implication dans l’organisation de l’attentat contre Hamid Karzaï. Plus inquiétant encore, il s’avère que parmi ces huit hommes figurent le chef de la police de la capitale, le chef du contre-terrorisme et le chef du renseignement à Kaboul.

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